La place de l'ONM

L’Ordre National du Mérite « Ordre contemporain »

L’Ordre ainsi créé était donc destiné à récompenser des mérites dont le caractère ne permettait pas (ou ne permettait pas encore) de relever de la Légion d’honneur.

Il ne devait jamais être un obstacle définitif à l’accès à la Légion d’honneur si la qualité des services rendus s’élevait ou si leur durée plus longue permettait de l’envisager.
Il pouvait cependant constituer une récompense définitive et complète parachevant une carrière assortie de mérites distingués.
Il devait être plus largement distribué, atteindre plus aisément la province, recouvrir toutes les professions et tous les secteurs d’activité et constituer ainsi soit une première étape, soit une consécration des efforts accomplis avec distinction dans la vie professionnelle, la vie associative, le dévouement social, les services militaires, etc.
Faut-il dire aussi que l’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE est universel : il accueille dans ses rangs des citoyens de tous les groupes sociaux et cette universalité le différencie fondamentalement de tel ou tel Ordre de l’Ancien Régime, fondé sur l’appartenance religieuse ou sur la position sociale.
Bien entendu, l’esprit de la réforme aurait été détourné si elle n’avait consisté qu’à ajouter une décoration supplémentaire à la gamme, aussi diverse que diffuse, des trop nombreuses distinctions qui existaient déjà.
C’est pourquoi, dans un souci de simplification, furent supprimés la plupart des Ordres spécialisés nés depuis le début du siècle.

Quatre d’entre eux toutefois survécurent, en raison notamment de l’ancienneté ou de circonstances particulières :

  • Palmes académiques
  • Mérite agricole
  • Mérite maritime
  • Arts et lettres

La place de l’ONM dans la hiérarchie des décorations.

Se posa aussi la question de savoir quelle serait la place de l’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE dans la hiérarchie des distinctions officielles. Il était devancé sans conteste par la Légion d’honneur et aussi par l’Ordre de la Libération, qui n’accueillait plus de Membres mais qui n’en gardait pas moins un incontestable prestige.
Fallait-il le placer en troisième position, immédiatement avant la Médaille militaire ? Celle-ci avait pour elle son passé prestigieux, son caractère de « Légion d’honneur du sous-Officier » et aussi l’armée de ses titulaires, elle prima donc sur l’Ordre National du Mérite.